La journée internationale des femmes et les inégalités dans l'information médicale
réparation des liens morts:Signalez-nous les liens morts pour qu'on puise les remplacer dans les plus brefs délais par l’icône
la publicité gratuite pour les sites est interdite,Pour Éviter D'être Banni lisez la charte du forum ici,pour devenir annonceur consultez cette page
Connexion
suivez-nous sur facebook
Annonces médicales
pub
Les posteurs les plus actifs du mois
46 Messages - 17%
34 Messages - 13%
32 Messages - 12%
27 Messages - 10%
24 Messages - 9%
23 Messages - 9%
22 Messages - 8%
21 Messages - 8%
20 Messages - 8%
17 Messages - 6%

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Dr Khadija Moussayer
Interne
Interne
niveau d'etude : medecin spécialiste Sexe : Féminin Messages : 36 Réputation : 1 Date d'inscription : 20/02/2017 pays : Maroc

Maroc La journée internationale des femmes et les inégalités dans l'information médicale

le Jeu 8 Mar - 21:19

Journée internationale des femmes, le 8 mars 2018
Les femmes encore trop absentes de certaines campagnes d’informations médicales
La journée internationale des femmes, le 8 mars 2018,  est l'occasion d’alerter  sur les inégalités et les discriminations qui continuent à toucher les femmes dans l’information médicale et les campagnes de sensibilisation qui lui sont liées. Ces manques, que ce soit au Maroc  ou dans bien d'autres pays, portent sur des problématiques majeures de santé publique  et ont un impact significatif sur la santé des femmes.
 
LES MALADIES AUTO-IMMUNES, UN MAL FEMININ QUI TOUCHE UNE FEMME SUR SIX  AU COURS DE SA VIE
Il en est ainsi  du sujet des maladies auto-immunes : ces nombreuses pathologies – une centaine – concernent les femmes dans  75 % des cas !  De plus, troisième cause de morbidité  dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent environ 10 % de la population mondiale et occupent le deuxième ou troisième poste du budget de la santé dans les pays développés.
Certaines de ces affections  sont  bien connues  mais sans savoir qu’elles sont d’origine « auto-immunes » et qu’elles appartiennent à une même famille de maladies, même si elles diffèrent dans leur expression clinique et dans les organes touchées. Elles ont  en effet en commun le même mécanisme  de constitution –  un dysfonctionnement du système immunitaire  qui, chargé normalement  de protéger le corps des agressions  extérieures (des virus, bactéries...), va se tromper d’ennemi en attaquant nos propres organes -  et des stratégies thérapeutiques souvent proches. Parmi ces atteintes, on peut citer : la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), le lupus, la myasthénie, la sclérose en plaques,  le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn, le  Gougerot-Sjögren …
Ce phénomène auto-immunitaire, bien perçu de la communauté médicale, est largement ignoré du grand public, marocain ou autre. Il mériterait pourtant de faire l’objet de larges campagnes de sensibilisation en direction des femmes, à l’exemple du cancer, d’autant plus que ces maladies s’attaquent souvent insidieusement  à des femmes jeunes en présentant au début des symptômes  peu perceptibles, apparaissant et disparaissant et  mettant même en doute l’existence d’un mal.  De fait leur diagnostic est fréquemment tardif.

LA MAJORITE DES DECES LIES A L’INFARCTUS  CONCERNENT AUJOURD’HUI LES FEMMES
Autre exemple : le risque d'infarctus continue encore trop souvent  à  être associé dans les campagnes de sensibilisation à l'image d'un homme d'âge mûr. De ce fait, la maladie est sous-diagnostiquée chez les femmes car on ne prend pas toute la mesure de leurs plaintes avant la crise. Cela  explique que les femmes représentent maintenant 56 % des cas de décès par infarctus dans le monde. 
Ces deux exemples sont loin d’être  anecdotiques  quand on sait que les études  cliniques, dans le cadre des essais thérapeutiques, ont longtemps été majoritairement menées chez des sujets masculins. Certaines recherches sur le risque de cancers gynécologiques ont même été conduites  chez des hommes ! Les essais cliniques sur des sujets des deux sexes ne sont d’ailleurs obligatoires que  depuis 15 ans en Europe.
 Au total, des efforts importants ont certes été effectués toutes ces dernières années pour sensibiliser au Maroc les femmes à leurs problèmes de santé « féminins » mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux  sensibiliser les femmes aux grands enjeux de santé publique qui peuvent les concerner plus directement.
Casablanca,le 8 mars 2018

 
Dr MOUSSAYER KHADIJA  الدكتورة خديجة موسيار
اختصاصية في الطب الباطني و أمراض  الشيخوخة
Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie
Consultante à l’Hôpital Cheikh Khalifa Ben Zayed de Casablanca
Présidente de l’Alliance Maladies Rares Maroc
رئيسة ائتلاف الأمراض النادرة المغرب
Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)
رئيسة الجمعية المغربية لأمراض المناعة الذاتية و والجهازية
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les questions posées et les éléments de réponses apportés par les utilisateurs relèvent de leur propre responsabilité et n'engagent en rien celle de sba-medecine.com.