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descriptionComment bien rédiger une ordonnance ? EmptyComment bien rédiger une ordonnance ?

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-Comment bien rédiger une ordonnance ?


L’ordonnance représente les instructions du prescripteur au dispensateur. Le prescripteur n’est pas toujours un médecin, il peut être une assistante médicale, une sage-femme, un infirmier ou tout autre agent paramédical. Il en va de même pour le dispensateur, qui n’est pas toujours un pharmacien, mais peut-être un technicien en pharmacie, un assistant ou une infirmière. Il existe dans chaque pays des normes minimales relatives aux indications à porter sur l’ordonnance, ainsi qu’une législation et une réglementation définissant quels médicaments ne sont délivrés que sur ordonnance et qui est habilité à établir des ordonnances. En outre, dans de nombreux pays, la prescription d’opiacés fait l’objet de dispositions particulières.
Indications portées sur l’ordonnance
Attendu qu’il n’y a pas de norme universelle en matière d’ordonnance, chaque pays applique sa propre réglementation. Savez-vous pour votre part quelles sont dans votre pays les dispositions légales à ce sujet? C’est avant tout la clarté de l’ordonnance qui importe: celle-ci doit être lisible et indiquer avec précision les produits à dispenser. Il est rare de nos jours que les ordonnances soient rédigées en latin - on se sert plus volontiers de la langue usuelle. Si votre ordonnance comporte les mentions et renseignements indiqués ci-dessous, elle ne réservera pas de surprise majeure.
Nom, adresse et, si possible, numéro de téléphone du prescripteur
Ces renseignements figurent d’ordinaire sur un papier à en-tête ad hoc, de sorte que si le pharmacien souhaite obtenir des éclaircissements sur l’ordonnance, il lui soit facile de contacter le prescripteur.
Date
Dans nombre de pays, la validité d’une ordonnance est illimitée; dans d’autres toutefois, les pharmaciens ne donnent pas suite aux ordonnances vieilles de plus de trois mois ou de six mois. Sachez de quoi il en retourne dans votre pays.
Nom et dosage du médicament
L’ordonnance est précédée des lettres «Rp», abréviation de recipe, mot latin signifiant «prenez». À la suite de ces deux lettres, vous devez indiquer le nom et le dosage du médicament qu’il vous est vivement recommandé de désigner par son nom générique. Ceci facilite l’éducation et l’information et, de plus, signifie que vous n’émettez aucune opinion sur une spécialité contenant le principe actif, laquelle pourrait être inutilement onéreuse pour le patient. L’utilisation des noms génériques des médicaments permet également aux pharmaciens de stocker moins de produits et, par ailleurs, de dispenser celui qui est le meilleur marché. Si vous avez néanmoins une raison précise de prescrire une spécialité, indiquez-en également le nom sur l’ordonnance. Dans certains pays, les pharmaciens ont le droit de substituer un produit générique à une spécialité. Si vous désirez expressément que la spécialité soit délivrée, il vous faut donc porter en regard de celle-ci les mentions «Ne pas remplacer» ou «Dispenser tel quel».
Le dosage du médicament indique la quantité en milligrammes que chaque comprimé, suppositoire, élixir, etc., doit contenir. Servez-vous d’abréviations reconnues partout - «g» pour le gramme, «ml» pour le millilitre. Évitez l’emploi de chiffres décimaux et, au besoin, écrivez en toutes lettres pour éviter toute ambiguïté. C’est ainsi qu’on écrira «lévothyroxine à 50 microgrammes» et non «0,050 milligrammes» ou «50 mg». Une ordonnance difficilement lisible peut donner lieu à des erreurs, raison pour laquelle il est du devoir du médecin d’écrire lisiblement (voir l’encadré). Lorsqu’on prescrit des substances du tableau A ou des médicaments dont il est possible d’abuser, il est préférable d’écrire le dosage et les quantités prescrites totales en toutes lettres afin de décourager toute falsification. Les instructions concernant l’emploi doivent être claires et la dose journalière maximale, mentionnée. Utilisez de l’encre indélébile.
Encadré 7: Obligation légale d’écrire lisiblement
Les médecins sont tenus légalement d’écrire lisiblement. C’est ce qu’a souligné au Royaume-Uni une décision de la Cour d’appel dans le cas suivant. Un médecin avait établi une ordonnance prescrivant des comprimés d’Amoxil (amoxilline). Trompé par l’écriture, le pharmacien avait délivré du Daonil (glibenclamide). Ce médicament avait causé au patient, qui n’était pas diabétique, des lésions cérébrales irréversibles.
En première instance, la justice avait fait valoir qu’un médecin soucieux de son patient avait le devoir de rédiger ses ordonnances clairement et assez lisiblement pour qu’une personne aussi affairée qu’un pharmacien ne puisse pas se tromper. Le juge avait conclu que le mot «Amoxil» figurant sur l’ordonnance avait pu être confondu avec «Daonil»; il estimait que le médecin avait été négligent parce que, contrairement à ce que lui dictait son devoir, il n’avait pas écrit lisiblement. Selon le tribunal, cette négligence du médecin avait contribué à la négligence du pharmacien, bien que la responsabilité incombât pour l’essentiel (75 %) à ce dernier.
Dans sa plaidoirie par-devant la Cour d’appel, le médecin a fait valoir que, considéré isolément, il était possible que le nom du médicament eût été mal lu, mais que divers autres éléments de l’ordonnance auraient dû retenir l’attention du pharmacien: la dose prescrite était appropriée pour de l’Amoxil mais non pour du Daonil; la posologie - trois fois par jour - correspondait à l’Amoxil et non au Daonil, qu’on prend d’ordinaire une fois par jour; l’ordonnance concernait un traitement de sept jours, durée insolite pour du Daonil; enfin, alors que les médicaments prescrits contre le diabète sont dispensés gratuitement au titre de prestation des Services nationaux de santé, le patient n’avait pas revendiqué la gratuité. Au dire du médecin, ces multiples éléments auraient dû jeter le doute dans l’esprit du pharmacien et l’inciter à contacter le prescripteur. Il n’y aurait donc pas eu prétendument de lien de causalité entre l’écriture illisible du médecin et le dommage subi par le patient.
La Cour d’appel a rejeté ces arguments. Sa décision implique que les médecins ont l’obligation légale d’écrire clairement, c’est-à-dire assez lisiblement, pour éviter que des tiers commettent une erreur. Lorsqu’une écriture illisible, en contravention avec cette obligation, aura pour conséquence des dommages corporels, les tribunaux pourront sanctionner, en accordant des dédommagements suffisants à la victime, celui qui n’aura pas fait suffisamment attention en rédigeant l’ordonnance. La responsabilité ne cesse pas au moment où l’ordonnance quitte le cabinet du médecin, car celle-ci peut également être cause de la négligence de tiers.
Source: J R Coll Gen Pract, 1989: 347-8
Forme galénique et quantités
N’utilisez que des abréviations normalisées que le pharmacien connaît.
Instructions relatives aux renseignements à porter sur l’emballage
La lettre S est l’abréviation du latin signa (écrivez). Toutes les instructions faisant suite à cette lettre ou au mot «étiquette» doivent être recopiées par le pharmacien sur une étiquette apposée sur l’emballage du médicament. Il s’agit notamment d’indiquer quelle quantité de médicament prendre et à quelle fréquence, ainsi que toute consigne et toute mise en garde particulière. Ces renseignements doivent être libellés dans la langue du commun. N’utilisez pas d’abréviations ou d’expressions telles que «comme précédemment» ou «selon instructions». Si vous mentionnez «chaque fois que nécessaire», il convient de préciser les doses minimale et maximale autorisées. Certaines instructions destinées au pharmacien telles que «adjoindre une mesurette de 5 ml» figurent sous cette rubrique mais ne doivent bien évidemment pas être reportées sur l’étiquette.
Paraphe ou signature du prescripteur
Nom et adresse du patient, et, pour les enfants et les vieillards, âge
Encadré 8: Étiquettes incomplètes
L’étiquette apposée sur l’emballage du médicament est importante pour le patient puisqu’elle lui sert d’aide-mémoire pour la posologie. Néanmoins, les étiquettes sont très souvent incomplètes.
Une étude portant sur 1533 d’entre elles (= 100 %) a révélé les défaillances suivantes:
 Étiquette absente ou illisible
1 %
 Quantité non indiquée
50 %
 Aucune instruction, sauf parfois: «comme précédemment» ou «selon instructions»
26 %
 Date absente
14 %
Les mentions dont il vient d’être question sont le canevas de toute ordonnance. On peut y ajouter des renseignements complémentaires tel que le régime d’assurance du patient. La présentation de l’ordonnance et sa durée de validité peuvent varier d’un pays à l’autre, tout comme le nombre maximal de médicaments indiqués peut être soumis à des restrictions. Certains pays exigent pour les opiacés une ordonnance distincte. Quant aux hôpitaux, ils ont souvent des formules d’ordonnance standard qui leur sont propres. Vous pourrez vérifier que toutes les ordonnances dont il est question dans le présent chapitre comportent les renseignements élémentaires qu’on a indiqués.
Exercices: Patients 29-32
Pour chacun des patients dont le cas est exposé, rédigez une ordonnance. Des réponses commentées sont proposées plus bas.
Patient 29:
Garçonnet de 5 ans. Pneumonie avec expectorations verdâtres. Votre médicament de prédilection est le sirop d’amoxilline.
Patiente 30:
Femme de 70 ans. Insuffisance cardiaque modérée. Prend depuis plusieurs années de la digoxine à raison d’un comprimé à 0,25 mg chaque jour. Elle vous demande par téléphone de lui renouveler son ordonnance. Ne l’ayant pas vue depuis quelque temps, vous l’invitez à venir à votre cabinet. Lors de la consultation, elle se plaint de nausées légères et d’une perte d’appétit. Soupçonnant des effets secondaires de la digoxine, vous téléphonez à son cardiologue. Celui-ci vous apprend qu’elle a rendez-vous avec lui la semaine prochaine, qu’il est bousculé, et il vous conseille de ne lui prescrire que la moitié de la dose habituelle.
Patiente 31:
Femme de 22 ans. Nouvelle patiente. Migraines accompagnées de vomissements sans cesse plus fréquents. Le paracétamol ne soulage plus les crises. Vous lui expliquez que le paracétamol est inefficace parce qu’elle le rend avant qu’il soit absorbé. Vous lui prescrivez donc du paracétamol et un antiémétique en suppositoires, le métoclopramide, qu’elle devra prendre vingt à trente minutes avant le paracétamol.
Patient 32:
Homme de 53 ans. Phase terminale d’un cancer du pancréas, confiné au lit chez lui. Vous le visitez une fois par semaine. Son épouse vous a téléphoné dans la journée pour vous demander d’anticiper cette visite, car il souffre beaucoup. Vous vous rendez sur place immédiatement. Les deux derniers jours de la semaine, il a mal dormi et les antalgiques classiques sont inopérants. De commun accord avec lui, vous décidez d’essayer la morphine une semaine. Soucieux de ne pas sous-doser le produit, vous lui prescrivez pour commencer, 10 mg toutes les six heures et 20 mg la nuit. Ce patient est également affecté d’un diabète non insulinodépendant, de sorte que vous renouvelez son ordonnance pour du tolbutamide.

Les quatre ordonnances sont satisfaisantes (figures 6, 7, 8 et 9). On peut toutefois faire certaines remarques. La pratique consistant à renouveler des ordonnances telle que celle de la patiente 30 est admise et courante. Elle n’en exige pas moins toute votre attention. Ne renouvelez pas d’ordonnance de manière automatique: sachez combien de fois vous l’avez fait auparavant; demandez-vous si le médicament est toujours efficace et sûr, s’il correspond encore au besoin initial.
Concernant l’opiacé prescrit au patient 32, son dosage et la quantité totale ont été libellés en toutes lettres et ne peuvent donc être aisément falsifiés. Les instructions sont détaillées et la dose journalière maximale est mentionnée. Dans certains pays, la prescription d’un opiacé doit obligatoirement se faire sur une feuille séparée.
Résumé
Figure 6: Ordonnance pour le patient 29
Dr C. Qui
Rue de la Ferme 12
Kirkville
tel. 3876
R/
date
Mme/M
adresse:
âge:
Figure 7: Ordonnance pour le patient 30
Dr C. Qui
Rue de la Ferme 12
Kirkville
tel. 3876
R/
date
Mme/M
adresse:
âge:
Toute ordonnance doit mentionner:
* Le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du prescripteur
* La date
* Le nom générique du médicament et son dosage
* La forme galénique et la quantité totale
* Les indications relatives à l’étiquette où figureront les instructions et les mises en garde
* Le nom, l’adresse et l’âge du patient
* La signature ou le paraphe du prescripteur
Figure 8: Ordonnance pour le patient 31
Dr C. Qui
Rue de la Ferme 12
Kirkville
tel. 3876
R/
date
Mme/M
adresse:
âge:
Figure 9: Ordonnance pour le patient 32
Dr C. Qui
Rue de la Ferme 12
Kirkville
tel. 3876
R/
date
Mme/M
adresse:
âge:



Dernière édition par dounamine le Jeu 12 Nov - 0:48, édité 1 fois

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merciiiiiiiiiii king
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