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    Neuropathies périphériques

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    aminetigh
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    Feuille de personnage
    Merci:Ce petit mot peu donner de la joie, où du bonheur.....:

    cour Neuropathies périphériques

    Message par aminetigh le Lun 12 Déc - 20:13

    I. Diagnostic positif


    A. Clinique


    Le diagnostic repose sur l’association plus ou moins complète de trois ordres de signes.

    1. Signes moteurs


    Ils associent :



    • une paralysie ou parésie, par atteinte de la
      motricité volontaire, réflexe et automatique par souffrance de la voie
      finale commune (motoneurone alpha) ; plus ou moins précédée d’une
      fatigabilité, elle est complète (car affectant tous les types de
      motricité), flasque et hypotonique ; elle est cotée de 0 à 5 (testing
      musculaire, cf . p. 257) : 0 = pas de contraction ; 1 =
      contraction faible sans déplacement ; 2 = déplacement faible si
      pesanteur éliminée ; 3 = déplacement possible contre pesanteur ; 4 =
      déplacement possible contre résistance ; 5 = force normale ; la réponse
      idiomusculaire est conservée;
    • une amyotrophie retardée de 3 semaines par rapport à la lésion nerveuse;
    • des fasciculations (spontanées ou provoquées par
      la percussion ou l’exposition au froid) ; traduisant l’activité
      spontanée d’une unité motrice, elles sont en faveur d’une lésion proche
      de la corne antérieure (motoneurone, racine);
    • une diminution ou une abolition des réflexes ostéotendineux.

    2. Signes sensitifs


    Ils sont souvent les premiers à apparaître.

    a. Signes subjectifs


    Ces sensations anormales sont des paresthésies (picotements,
    fourmillements, engourdissements spontanés), des dysesthésies
    (déclenchées par le tact) ou des douleurs (brûlures, décharges
    électriques, striction). Leur origine peut être radiculaire ou
    tronculaire. La douleur radiculaire a un trajet traçant le long d’un
    membre. Elle est accrue ou provoquée par les manœuvres élevant la
    pression du LCS (toux, éternuement) et celles étirant la racine
    (Lasègue, mouvements du cou). Les signes objectifs sont en revanche
    absents ou discrets. La topographie est fixe et parfaitement déterminée.

    b. Atteinte objective rarement dissociée


    Les troubles concernent les sensibilités superficielle (au tact
    [épicritique], à la température et à la piqûre [thermoalgique]) et
    proprioceptive (altération du sens vibratoire, du sens de position des
    segments de membre, avec signe de Romberg).

    3. Signes neurovégétatifs


    Il s’agit des signes vasomoteurs (œdème, cyanose), de troubles
    trophiques (peau sèche, squameuse et atrophique) et des phanères (chute
    de poils, ongles cassants), d’une hypotension orthostatique, d’une
    impuissance, d’une incontinence urinaire.

    4. Autres signes


    Ils comportent la recherche de gros nerfs et d’un signe de Tinel
    (douleur projetée sur le trajet du nerf lors de la percussion de
    celui-ci).

    On peut à l’issue des données cliniques ébaucher différents types d’atteinte :



    • atteinte des grosses fibres : troubles des sensibilités proprioceptive et tactile, signes moteurs;
    • atteintes des petites fibres : troubles de la sensibilité thermoalgique et neurovégétatifs.

    B. Examens complémentaires


    1. Électrophysiologie neuromusculaire (ou électroneuromyographie)


    Elle confirme la nature neurogène du trouble. L’examen comporte deux temps distincts.

    a. Électromyogramme (détection)


    L’électromyogramme (analyse à l’aiguille des tracés de repos et
    de contraction des différents muscles) permet de retrouver des
    potentiels de fibrillation au repos, un appauvrissement en unités
    motrices, une accélération de la fréquence des potentiels individualisés
    (sommation temporelle) et au maximum un potentiel à fréquence élevée
    (tracé simple) lors de la contraction (fig. 17.1). Il peut donner une
    indication topographique (tronculaire, radiculaire, diffuse) et confirme
    l’absence de signes myogènes (richesse exagérée des tracés pour un
    faible effort de contraction, potentiels de faible amplitude très
    polyphasiques).

    b. Mesure des vitesses de conduction (stimulodétection)


    La mesure des vitesses de conduction reflète le processus histopathologique :



    • neuropathies démyélinisantes : ralentissement diffus des
      vitesses de conduction motrices et sensitives (fig. 17.2), allongement
      des ondes tardives F et des latences distales motrices ; il peut exister
      un aspect de bloc de conduction moteur (rapport diminué entre
      l’amplitude obtenue par stimulation proximale et celle obtenue par
      stimulation distale) notamment dans les neuropathies canalaires et les
      polyradiculonévrites (fig. 17.3) ; ces anomalies sont localisées dans
      les mononeuropathies multiples et les compressions;
    • neuropathies axonales : les vitesses sont normales ou
      modérément ralenties, la baisse d’amplitude de la réponse motrice et du
      potentiel sensitif renseigne sur le nombre d’axones fonctionnels.

    Fig. 17.1. Tracé de dénervation chronique avec potentiel polyphasique se répétant à une fréquence élevée (sommation temporelle).

    Fig. 17.3. Aspect de bloc de conduction (vitesse de
    conduction motrice) proximal du nerf cubital dans une neuropathie
    motrice multifocale.

    Fig. 17.2. Vitesse de conduction ralentie (CV à 18 m/s) et allongement de la latence distale (Lat A1 = 14,7 ms) dans le nerf fibulaire.

    2. Liquide cérébrospinal


    Il est habituellement normal. On peut constater une
    hyperprotéinorachie isolée dans les polyradiculonévrites, le diabète,
    certaines affections néoplasiques et hématologiques.

    3. Biopsie du nerf


    La biopsie de nerf permet dans certains cas difficiles de
    confirmer le caractère de la neuropathie (démyélinisation segmentaire,
    dégénérescence axonale) et oriente parfois le diagnostic étiologique
    (lésions artériolaires).


    II. Diagnostic différentiel



    Il est développé au chapitre 1 « Déficit moteur et/ou sensitif
    des membres » et au chapitre 3 « Douleur des membres et des extrémités
    ».

    A. Paralysies centrales


    Il s’agit de paralysies spastiques, non amyotrophiantes et de troubles de la sensibilité dissociés.

    B. Atteintes myogènes


    Ce sont des atteintes motrices pures, avec abolition de la
    réponse idiomusculaire, données électromyographiques, élévation du taux
    des enzymes musculaires.


    III. Orientation du diagnostic étiologique



    Elle s’appuie sur des éléments cliniques :



    • topographie des signes (uni- ou bilatéraux, symétriques ou non);
    • mode d’installation du tableau;
    • contexte (diabète, médicaments, traumatisme, etc.) et éléments paracliniques (électromyogramme).


    A. Syndrome neurogène symétrique : polyneuropathie



    Si la polyneuropathie est :



    • subaiguë et longueur-dépendante : polyneuropathie toxique et métabolique principalement;
    • aiguë et démyélinisante : polyradiculonévrite (syndrome de Guillain-Barré);
    • chronique : neuropathie héréditaire.

    B. Syndrome neurogène asymétrique : mononeuropathie


    Si l’atteinte est :



    • unique : tronculaire, radiculaire (hernie discale) ou plexuelle;
    • multiple : tronculaire (mononeuropathies multiples ou multinévrites) ou radiculaire (sténose canalaire, méningoradiculite).


    IV. Polyneuropathies longueur-dépendantes



    Ces polyneuropathies résultent d’une atteinte diffuse et symétrique intéressant les extrémités distales des membres, et s’opposent aux mononeuropathies multiples
    , liées à une atteinte successive dans le temps et l’espace de
    plusieurs troncs nerveux et consécutives à un processus
    physiopathologique différent. Il faut noter qu’une polyradiculonévrite
    implique une atteinte diffuse de la totalité des fibres nerveuses, y
    compris les racines.

    A. Clinique


    Lestroubles débutent à l’extrémité distale des membres inférieurs dans les formes habituelles sensitivomotrices.

    1. Troubles sensitifs


    Ils sont souvent initiaux, touchant les extrémités des membres
    inférieurs (paresthésies permanentes, dysesthésies, brûlures).
    L’atteinte des grosses fibres myélinisées se traduit par des troubles de
    la sensibilité profonde (ataxie).

    2. Troubles moteurs


    Au début le patient rapporte des difficultés à la marche, une
    fatigabilité anormale. Puis s’installe un steppage (déficit des
    releveurs du pied). Le déficit progresse ensuite pour intéresser la
    racine puis les membres supérieurs. Il épargne les muscles respiratoires
    et les nerfs crâniens. Il existe parfois des crampes (mollets, plante
    des pieds).

    3. Troubles végétatifs


    Ils sont liés à une atteinte des fibres amyéliniques :
    hypotension artérielle orthostatique, troubles vésicosphinctériens,
    sexuels (impuissance), troubles digestifs (diarrhée, constipation).

    L’examen confirme l’atteinte symétrique, à prédominance distale, des membres inférieurs :



    • abolition des réflexes achilléens;
    • déficit moteur affectant les releveurs du pied;
    • amyotrophie;
    • déficit sensitif qui peut être discret (examen particulièrement attentif);
    • atteinte végétative (peau et phanères, hypotension).

    L’électromyogramme est indispensable dans l’enquête étiologique
    en permettant de mettre en évidence le processus en cause, axonal ou
    démyélinisant. L’analyse du LCS est surtout intéressante dans les
    processus démyélinisants (hyperprotéinorachie). La biopsie de nerf est
    peu contributive dans une pratique systématique.

    B. Orientation étiologique


    Elle dépend de nombreux facteurs :



    • l’âge : enfant (rare et héréditaire), adulte (près de 200 causes), vieillard (recherche souvent infructueuse);
    • origine-ethnie : lèpre (neuropathie la plus fréquente dans le monde) ; amylose portugaise;
    • familial surtout dans les neuropathies chroniques;
    • circonstances : maladie générale (diabète, insuffisance rénale), médicaments, piqûres d’insectes;
    • mode d’installation : toujours déterminant (aigu, subaigu, chronique);
    • bilan sanguin : numération formule sanguine, CRP (protéine C
      réactive), glycémie à jeun et postprandiale, recherche d’une
      immunoglobuline monoclonale.

    C. Causes


    Elles sont très nombreuses. La plupart ne seront qu’énumérées ici.

    1. Polyneuropathie diabétique


    Le diabète est une des causes les plus fréquentes. L’incidence
    est difficile à estimer, variant de 5 à 60 %, tenant en grande partie à
    la difficulté de définir la neuropathie diabétique. Sa répartition est
    égale dans les deux sexes. La cause est inconnue, bien que plusieurs
    mécanismes semblent être en cause : facteurs vasculaires (augmentation
    de la perméabilité capillaire au niveau du nerf), facteurs métaboliques
    (accumulation de sorbitol), facteurs immunologiques (infiltrats de
    lymphocytes et de macrophages dans les fascicules des fibres
    amyéliniques).

    Il existe très probablement un lien entre l’ancienneté de
    l’hyperglycémie et les neuropathies, qui apparaissent le plus souvent 5 à
    10 ans après le début du diabète. De plus les traitements qui
    maintiennent une glycémie relativement normale peuvent faire régresser
    des signes neurologiques (par exemple, douleurs et insuline).

    La forme la plus souvent observée est la neuropathie sensitive distale
    associée ou non à une atteinte dysautonomique. Survenant généralement
    chez des patients dont le diabète évolue depuis plus de 5 ans, le début
    en est généralement lentement progressif mais un début aigu peut être
    observé (coma diabétique, stress, infection, chirurgie) ou lors de
    l’instauration d’un traitement par l’insuline. Il s’agit au début de
    paresthésies (engourdissements, picotements et brûlures) des pieds et
    plus rarement des mains. L’examen retrouve une aréflexie achilléenne et
    une hypoesthésie affectant la sensibilité thermoalgique en chaussettes,
    plus rarement la sensibilité vibratoire. Les douleurs sont fréquentes
    (pieds et jambes) à type de constriction, de broiement.

    Les manifestations dysautonomiques comportent des
    troubles cardiovasculaires (hypotension orthostatique, syndrome de
    dénervation cardiaque), des troubles de la sphère digestive
    (constipation, douleurs abdominales, nausées, dysphagie, diarrhée et
    incontinence fécale), des troubles génito-urinaires (impuissance, atonie
    vésicale), des troubles de la motilité pupillaire et une anhydrose
    fréquente.

    Les neuropathies motrices proximales s’installent de
    façon subaiguë sur plusieurs semaines : faiblesse musculaire avec
    amyotrophie des racines des membres inférieurs asymétrique, qui concerne
    électivement le psoas, les quadriceps, les adducteurs et les muscles
    postérieurs de cuisse. Des douleurs sont très souvent présentes dans les
    territoires concernés, d’intensité variable avec une recrudescence
    nocturne. Les réflexes ostéotendineux sont diminués ou abolis aux
    membres inférieurs et il n’existe pas de signe sensitif déficitaire.

    Les neuropathies focales et multifocales comportent :



    • les atteintes des nerfs crâniens (surtout oculomoteurs, nerf facial);
    • les atteintes des membres (tous les troncs nerveux, mais
      surtout le cubital, le médian et le sciatique poplité externe) ;
      l’atteinte du nerf crural reste la plus évocatrice : début aigu avec
      douleurs à type d’écrasement et à recrudescence nocturne, déficit
      quadricipital amyotrophiant, abolition du réflexe rotulien, déficit
      sensitif dans le territoire du crural;
    • les neuropathies du tronc (douleurs de la poitrine et/ou de l’abdomen).

    Le traitement repose sur l’équilibre du diabète
    (insuline), le contrôle de la douleur par les imipraminiques,
    l’utilisation de la 9 alphafluodrocortisone pour l’hypotension
    orthostatique.

    2. Causes médicamenteuses et toxiques


    Les causes médicamenteuses sont les plus fréquentes. Il s’agit
    le plus souvent de polyneuropathies sensitives, parfois douloureuses.
    Les substances le plus souvent incriminées sont l’almitrine, les
    cytostatiques (notamment la vincristine et les platines), le
    disulfirame, la chloroquine, le métronidazole, le thalidomide,
    l’amiodarone, l’izoniazide, la nitrofurantoïne, certains antiviraux
    analogues des nucléosides (DDC, DDI). L’EMG témoigne d’une atteinte
    axonale. Cet examen peut être utilisé pour dépister les manifestations
    infracliniques, et notamment permettre la poursuite de certaines
    prescriptions (thalidomide).

    Les causes toxiques, principalement toxiques industriels comme
    le benzène, sont plus rares et peuvent se révéler de manière aiguë.

    3. Polyneuropathie alcoolocarentielle


    Deuxième cause de polyneuropathie dans les pays industrialisés
    après le diabète, elle affecterait plus de 10 % des alcooliques
    chroniques. Elle est habituellement secondaire à une carence en thiamine
    (vitamine B1), avec ou sans carence en folates associée, mais aussi à
    la toxicité directe de l’alcool. Elle touche les fibres motrices,
    sensitives et végétatives.

    S’installant de façon insidieuse et lentement progressive, la
    polyneuropathie liée à l’ alcoolisme chronique se traduit au début par
    des paresthésies à type de fourmillements, des crampes nocturnes des
    mollets, une faiblesse motrice s’exprimant par une fatigabilité anormale
    à la marche. Après un certain temps d’évolution, le patient se plaint
    de douleurs en étau et surtout de brûlures avec paroxysmes en éclair,
    voire une hyperpathie douloureuse diffuse, surtout nocturne. Des
    troubles cutanés (dépilation, anhydrose, ongles cassants) sont
    fréquemment associés.

    L’examen clinique met en évidence une hypoesthésie, symétrique «
    en chaussettes », concernant de façon variable les différentes
    sensibilités, mais moins marquée pour la sensibilité proprioceptive. Il
    révèle une aréflexie achilléenne, une amyotrophie et un déficit moteur
    prédominants sur les muscles de la loge antéro-externe de jambe.

    Les anomalies EMG sont très précoces, traduisant l’existence
    d’une atteinte sensitivomotrice axonale (chute de l’amplitude des
    potentiels d’action sensitifs des nerfs des deux membres inférieurs,
    puis diminution nette de l’amplitude des réponses motrices, potentiels
    polyphasiques à l’aiguille). L’examen du LCS, habituellement non
    effectué si le contexte clinique et les données EMG sont compatibles
    avec le diagnostic, pourrait montrer une discrète hyperprotéinorachie.

    Le traitement associe l’administration parentérale de vitamines,
    surtout B1, et un régime riche en protéines, voire en cas de douleurs
    importantes l’utilisation de tricycliques. Cette thérapeutique, associée
    à l’arrêt de l’intoxication, permet une récupération clinique et
    électrophysiologique, mais celle-ci peut s’étendre sur plusieurs mois.

    D’autres formes cliniques ont été décrites. Une polyneuropathie
    aiguë, responsable d’une paraparésie flasque amyotrophiante, de troubles
    sensitifs intéressant toutes les modalités et d’une aréflexie
    rapidement ascendante en 24 heures, peut exceptionnellement s’observer
    chez l’alcoolique dénutri, volontiers à la suite d’un état infectieux.
    Une forme ulcéromutilante comportant un déficit thermoalgique sévère,
    des maux perforants plantaires avec ostéolyse, arthropathies, a été
    individualisée sous le nom de ses premiers auteurs, Bureau et Barrière.
    Enfin à côté de certaines formes purement motrices, il convient de
    signaler des formes végétatives, rarement isolées, et comportant des
    troubles de sudation, une hypotension orthostatique, une impuissance,
    des troubles trophiques et digestifs. Le pronostic est plus réservé,
    notamment lorsque sont associés des troubles du rythme cardiaque.

    4. Dysglobulinémies


    On peut observer :



    • une gammapathie monoclonale de signification indéterminée :
      la présence d’une IgM par isoélectrofocalisation doit être recherchée
      devant une neuropathie sensitive ataxiante comportant une aréflexie et
      un tremblement d’attitude ; l’EMG objective une atteinte démyélinisante ;
      celle-ci est volontiers associée à une activité anticorps dirigée
      contre certains constituants de la myéline, intervenant dans la
      compaction de cette dernière (activité anti-MAG);
    • un myélome soit dans sa forme lytique (atteinte axonale à
      l’EMG), soit dans sa forme ostéocondensante (atteinte démyélinisante à
      l’EMG, syndrome POEMS, de l’acronyme Polyneuropathy, Organomegaly, Endocrinopathy, Monoclonal Component, Skin Changes en référence aux signes cliniques et biologiques cardinaux de cette affection);
    • une maladie de Waldenström;
    • des cryoglobulinémies devant faire rechercher une infection par le virus de l’hépatite C.

    5. Maladies de système


    Certaines affections sont susceptibles d’être compliquées de
    neuropathies : Sjögren (polyneuropathies axonales sensitives), lupus
    (polyneuropathies chroniques démyélinisantes), PAN ou périartérite
    noueuse (mononeuropathie multifocale subaiguë), sarcoïdose
    (polyneuropathie axonale).

    6. Hémopathies


    En dehors des pathologies associées à la présence d’une
    paraprotéine monoclonale, ou en rapport avec les thérapeutiques par
    cytostatiques, des neuropathies ont été plus rarement décrites lors
    d’infiltrations leucosiques. Elles peuvent parfois révéler des lymphomes
    systémiques.

    7. Cancers


    Ces neuropathies sont consécutives à une infiltration ou par
    atteinte paranéoplasique, qu’il convient de rechercher devant une
    neuropathie douloureuse volontiers ataxiante (Denny-Brown, associé à la
    présence d’anticorps antineuronaux anti-HU).

    8. Causes infectieuses


    Le sida peut entraîner une polyneuropathie sensitive à la phase
    tardive de l’affection. La lèpre, surtout responsable de mononeuropathie
    multiple, est la première cause de neuropathie dans le monde.

    9. Amylose primitive ou secondaire (gammapathie)


    La recherche d’une amylose primitive (mutation transthyrétine)
    doit être effectuée devant une polyneuropathie comportant une expression
    dysautonomique riche.

    10. Neuropathies héréditaires


    a. Dégénératives


    Les neuropathies héréditaires sont dominées par les
    polyneuropathies sensitivomotrices de Charcot-Marie Tooth (atrophie
    péronière, pieds creux (fig. 17.4), atteinte sensitivomotrice). L’EMG
    permet de différencier des formes axonales et des formes
    démyélinisantes. Dans ce dernier cas, le diagnostic peut être conforté
    par la biologie moléculaire (duplication sur le chromosome 17 dans les
    formes dominantes, anomalie du gène de la connexine 32 dans les formes
    liées à l’X).

    Les neuropathies par sensibilité familiale des nerfs à la pression (neuropathie dite à tomacula) sont détaillées plus loin.

    Fig. 17.4. Pied creux (neuropathie de Charcot Marie Tooth).

    b. Non dégénératives


    On peut citer les rares affections suivantes : leucodystrophie
    métachromatique, maladie de Refsum, porphyrie aiguë intermittente.





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    dr.omaro
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    cour Re: Neuropathies périphériques

    Message par dr.omaro le Mar 13 Déc - 14:07

    mer6 chriki

      La date/heure actuelle est Mar 22 Mai - 14:45