La maladie de Bouveret
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dounamine
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La maladie de Bouveret

le Sam 18 Déc - 18:42
La maladie de Bouveret

DEFINITION:

Cette maladie est définie comme la survenue d’une tachycardie intermittente, provoquée par une anomalie de la conduction de l’influx nerveux dans le cœur.

Il s’agit d’une maladie non rare, qui a bénéficié dernièrement des progrès thérapeutiques. En effet, son traitement radical repose actuellement sur l’ablation du tissu conductif pathologique localisé dans le cœur responsable de cette tachycardie.

Très fréquemment, la maladie de Bouveret ne révèle pas de maladie cardiaque autre.

LES SYMPTOMES

Il s'agit de crises de palpitations à début et fins brusques, sans aucun élément déclenchant. Un élément souvent rapporté est la régularité de la tachycardie. L'anxiété dépend du degré d'accoutumance du patient à cette tachycardie.

Une émission abondante d’urine est fréquente après la crise.

Parfois, lorsque le malade à l’habitude de ces crises, il les fait disparaître en réalisant des petits gestes tels que la provocation du réflexe nauséeux, la compression des globes oculaires ou encore le massage de l’artère localisée au niveau du cou, l’artère carotide.

COMMENT ETABLIR LE DIAGNOSTIC ?

La pratique de l’électrocardiogramme par le médecin, en période de crise, est l’élément primordial.

Il montre une tachycardie régulière, battant à 180-200/min.


BILAN

La tolérance est jugée sur la fréquence des crises et leur sensibilité aux manœuvres dites « vagales » (compression des globes oculaires…..). Les cas bénins et rares ne nécessitent aucune exploration complémentaire.

Dans le cas contraire et aussi quand il y a eu perte de connaissance brève, il y a nécessité de réaliser un bilan. Dans ce cas, le cardiologue réalise un enregistrement de l’activité électrique du cœur à l’aide d’une sonde directement introduite dans le cœur (voir la fiche sur l’exploration électrophysiologique).

Dans le cas du Bouveret, cette exploration se propose de déclencher une nouvelle crise de tachycardie qui sera enregistrée à partir des sondes introduites dans le cœur, ce qui permettra de visualiser exactement le trajet de la tachycardie et de la ré-entrée dans le noeud auriculo-ventriculaire.

Si cette stimulation déclenche une tachycardie rapide et dangereuse, alors une ablation du tissu conductif malade est effectuée. Etant donnée la proximité avec le nœud auriculo-ventriculaire, le cardiologue fera un repérage précis de la voie de conduction responsable de la survenue de la tachycardie de Bouveret. Il réalisera alors un tir d'ablation par radiofréquence sur la zone responsable de l'influx électrique entraînant l'apparition de la tachycardie.

Cette ablation consiste à réaliser un tir de radiofréquence sur le nerf malade qui sera ainsi détruit, supprimant définitivement la maladie de Bouveret.
TRAITEMENT

1 - La maladie de Bouveret bien tolérée

Des médicaments sont administrés par voie intra-veineuse, en milieu spécialisé, permet de briser la tachycardie. L'électrocardiogramme est enregistré en continu. Le traitement utilisé est alors de l’ATP, le Krénosin© ou la Striadyne© , à raison de 1 ampoule en IV rapide pouvant être répétée. Ces médicaments doivent être employés avec précaution chez la personne présentant un asthme. Ils permettent de bloquer le nœud auriculo-ventriculaire est donc de casser la tachycardie de Bouveret.

2 - La maladie de Bouveret mal tolérée

- Traitement de fond de la maladie

Les béta-bloquants, le vérapamil, l'amiodarone voire les digitaliques peuvent être employés. On observe sous ces traitement un espacement des crises et surtout une plus grande sensibilité aux manœuvres vagales.

3 - La maladie de Bouveret dangereuse ou récidivante (fréquente)

Le tissu conductif cardiaque responsable de la tachycardie est détruit par chauffage émis par un courant de radiofréquence. L'électrofulguration est encore utilisée de nos jours mais de manière exceptionnelle et dans certains centres spécifiques.

L'efficacité de cette méthode avoisine les 90%. De plus en plus souvent, les Bouveret sont traités par cette méthode, permettant d'éviter le traitement médicamenteux. Cette méthode est en particulier réservée pour les sujets dont les fréquences de tachycardie de Bouveret sont importantes, les personnes présentant une contre-indication à l'absorption de médicament anti-arythmique et enfin les sujets jeunes.
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