LA RHHINITE ALLERGIQUE

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LA RHHINITE ALLERGIQUE

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MessageSujet: LA RHHINITE ALLERGIQUE Jeu 2 Avr - 17:37

LA RHHINITE ALLERGIQUE

__________________________________________________________
SOMMAIRE
1. INTRODUCTION
2. DÉFINITION
3. STRATÉGIE DIAGNOSTIQUE
4. TRAITEMENT
5. MESSAGES CLÉS
LA RHINITE ALLERGIQUE
1 INTRODUCTION
La rhinite allergique est une maladie chronique des voies respiratoires très fréquente. Sa
prévalence a augmenté considérablement ces dernières décennies, au point de constituer un
problème de santé publique. La prévalence en Suisse se situe actuellement autour de 15% et
elle est de 20 % en Europe.4 Les données épidémiologiques disponibles en Suisse depuis
1926 montrent que la prévalence de l’allergie aux pollens est passée chez les adultes de 1%
à plus de 12% dans un intervalle de 70 ans.4 Les causes supposées de l’accroissement de la
prévalence sont multifactorielles : pollution de l’air, ozone, tendance à l’urbanisation, style de
vie occidental, stress.4
C’est un motif fréquent de consultation en médecine de premier recours et un challenge pour
le généraliste tant au niveau du diagnostique que du traitement et du suivi.1 Selon une
enquête en ligne menée par la Fondation Américaine pour l’Allergie et l’Asthme (AAFA) en
2005, 21% des patients n’étaient pas satisfaits de leur traitement, 48% n’ont pas reçu
l’attention adéquate de leur médecin et 89% auraient eu besoin de plus d’informations
concernant leur rhinite allergique.2
La rhinite allergique constitue un problème de première importance en raison de sa
prévalence élevée, des coûts qu’elle occasionne, de sa liaison avec l’asthme et de ses effets
considérables sur la qualité de vie, par exemple sur les performances scolaires ou
professionnelles des personnes affectées.1 Le risque de développer un asthme est élevé : une
étude européenne multicentrique montre que les patients avec une rhinite allergique ont huit
fois plus de risque de développer un asthme que les patients sans rhinite.3
2 DEFINITION
Les symptômes de la rhinite allergique sont les suivants: des éternuements, une rhinorrhée,
une congestion nasale et un prurit nasal, oculaire et du palais.5 Elle s’accompagne aussi
fréquemment d’un écoulement nasal postérieur, d’une toux, d’une irritabilité et d’une
fatigue.5 Ces symptômes sont à mettre en relation avec une hypersensibilité à un ou
plusieurs aéro-allergènes, médiée par les IgE.
2.1 L’ancienne classification de la rhinite allergique est parfois encore
utilisée:
2.1.1 Rhinite allergique saisonnière :
Les symptômes apparaissent uniquement à une période de l’année, le plus souvent au
printemps et sont le plus souvent dus à une allergie aux pollens des arbres et de graminées.
2.1.2 Rhinite allergique per-annuelle :
Les symptômes sont présents toute l’année (dus le plus souvent à une hypersensibilité aux
acariens ou aux phanères d’animaux)
2.2 La nouvelle classification ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma)
Etablie sur un principe « evidence-based », la rhinite allergique est catégorisée en rhinite
intermittente ou persistante pouvant être légère, modérée ou sévère.6 (cf. Tableau 1)
Rhinite intermittente:
symptômes < 4 jours par semaine ou < 4
semaines consécutives
Rhinite persistante:
symptômes > 4 jours par semaine ou > 4
semaines consécutives
Légère Modérée-sévère
Troubles du sommeil Aucun Au moins un
Troubles lors d’activité sportives, loisirs et
activités de la vie quotidienne
Impact sur les performances
scolaires/professionnelles
Symptômes très gênants
Tableau 1 classification ARIA
Ce sont les pollens anémophiles (transportés par les vents) qui ont un impact
épidémiologique et clinique, contrairement aux pollens entomophiles (transportés par les
insectes). Les pollens les plus allergisants sont le noisetier, le frêne, le bouleau, les
graminées et l’armoise.
Au cours des 25 dernières années, les dates de floraison se sont avancées de deux à trois
semaines.
3 STRATEGIE DIAGNOSTIQUE
Pour évaluer la possibilité d’un diagnostic de rhinite allergique, il est important de rechercher
des éléments pertinents à l’anamnèse et au status, résumés ci-dessous.
3.1 Anamnèse
· Depuis combien du temps les symptômes sont-ils présents ? Viennent- ils chaque
année à la même période ou sont-ils présents toute l’année?
· Présence d’une toux ou d’une dyspnée (arguments en faveur d’un asthme)?
· Y-a-t-il une amélioration des symptômes lors d’un changement
d’environnement ?
· Quels sont les facteurs déclenchant (fenêtre ouverte, vent, promenades…)?
· Est-ce que la présence des arbres, des graminées ou des herbacés augmente les
symptômes ?
· Y-a-t-il des difficultés de concentration ?
· Présence d’une fatigue ?
· Y-a-t-il des troubles du sommeil ?
· Répercussions sur les activités de la vie quotidienne, le sport et les loisirs ?
· Antécédents familiaux d’asthme, d’eczéma ou de rhinite allergique.
3.2 Status
On effectue un status ciblé comprenant les signes vitaux (tension artérielle, pouls, fréquence
respiratoire), l’état des conjonctives, une rhinoscopie antérieure (méats, cornets), un examen
de l’oropharynx et une auscultation pulmonaire. Le peakflow fait également partie du bilan
initial, car 28% des patients atteints d’une rhinite allergique ont également un asthme. 75%
des asthmatiques ont aussi une rhinite allergique. La muqueuse nasale est souvent pâle et on
constate fréquemment un oedème des cornets.
3.3 Tests diagnostiques
3.3.1 Les rhinites allergiques
Les rhinites allergiques peuvent être détectées par la méthode du Phadiatop, test sanguin
permettant une recherche d’IgE spécifiques dans un mélange d’allergènes respiratoires
habituels. C’est la méthode préconisée en médecine de premier recours, car sa bonne valeur
prédictive négative permet d‘exclure raisonnablement une allergie. On ne fait donc ce test
qu’en cas de doute sur une éventuelle allergie. L’avantage de cette méthode est qu’elle peut
être réalisée chez un patient déjà sous traitement et son coût est relativement modeste
(environ 40 CHF). Les désavantages sont la ponction veineuse, le délai jusqu’à l’obtention du
résultat et une sensibilité moindre que les tests cutanés. En effet, le Phadiatop ne permet pas
de connaître le type d’allergènes impliqués.
3.3.2 Les tests cutanés ou prick-tests
Les tests cutanés ou prick tests se font uniquement chez l’allergologue. Ils ne peuvent pas
être réalisés sous anti-histaminiques et certains autres médicaments (p.ex. tricycliques,
neuroleptiques, corticostéroïdes pris à long terme) diminuant la réactivité cutanée. Les antihistaminiques
(po, en collyre) doivent être interrompus au minimum 5 jours avant de pouvoir
effectuer les tests cutanés. Les avantages des prick-tests sont leur sensibilité élevée, la
rapidité du résultat obtenu au bout de 20minutes et les détails sur le type d’allergène
impliqué.
 

3.3.3 La recherche d’IgE spécifiques d’allergènes sanguins
La recherche d’IgE spécifiques d’allergènes sanguins se justifie si les tests cutanés ne
sont pas réalisables, mais leur coût est plus élevé et leur sensibilité inférieure aux prick-tests.
Habituellement ils sont pratiqués chez l’allergologue.
3.3.4 Les tests cutanés et sanguins ne permettent pas d’apporter un
diagnostic
Dans les cas où les tests cutanés et sanguins ne permettent pas d’apporter un diagnostic,
malgré une suspicion élevée de composante allergique, l’allergologue peut procéder à un test
de provocation conjonctival à l’allergène suspecté. Là aussi le test in vivo implique l’arrêt
des antihistaminiques. Les tests de provocation spécifiques nasaux et bronchiques ne
sont pas pratiqués aux HUG.
3.4 Diagnostic différentiel
Les rhinites se divisent en deux formes principales : les rhino-sinusites allergiques et nonallergiques.
Leurs symptômes sont similaires et il est difficile de les distinguer cliniquement.
La rhino-sinusite non allergique se distingue de la forme allergique par sa pathologie non
médiée par les IgE et elle s’accompagne rarement d’autres symptômes tels que la
conjonctivite ou l’asthme. Certains patients peuvent avoir une forme mixte et il est important
d’y penser lors de l’évaluation clinique et d’exclure une pathologie non allergique (cf. Tableau
3).7
Rhino-sinusite aiguë infectieuse
Rhinite médicamenteuse
Rhinite associée à des modifications hormonales (p.ex. : hypothyroïdie et grossesse)
Rhinite irritative, toxique (produits chimiques, colles, fumées de cigarettes...)
Rhinite vasomotrice hyperréactive (changement de température, pollution de l’air)
Rhinite chronique non spécifique (déformation septale, polypes, tumeur, corps étranger)
Rhinite chronique spécifique (TBC, syphilis, mycoses)
Rhinite non allergique avec syndrome nasal éosinophilique (NARES)
Rhinite atrophique
Rhinite dans le contexte de maladies immunologiques (granulomatose de Wegener, syndrome
de Churg-Strauss, sarcoïdose, polychondrite atrophiante)
Tableau 3 Diagnostic différentiel de la rhinite allergique 7
 
4 TRAITEMENT
Le traitement le plus efficace est l’éviction de l’allergène en cause. Ceci est difficilement
possible en pratique, par exemple dans le cas d’une allergie aux pollens. Un autre traitement
étiologique consisterait à bloquer la phase de sensibilisation mais malheureusement il n’existe
aucun médicament ayant cet impact. L’immunothérapie spécifique (ITS) (synonyme :
désensibilisation ou hyposensibilisation) permet de moduler la réponse anti-allergénique à un
allergène donné.
On dispose de 2 options thérapeutiques : d’une part des médicaments pour traiter les
symptômes et d’autre part l’immunothérapie spécifique.
4.1 Traitements symptomatiques
Pour la bonne réussite du traitement symptomatique, il est recommandé de le prendre non
au besoin, mais de manière systématique, dès les premières manifestations des
symptômes polliniques et jusqu’à ce que la floraison incriminée prenne fin. La prise
irrégulière du traitement conduit à la persistance des symptômes et à l’arrêt du traitement
considéré comme inefficace. Pour éviter des échecs de traitement, il est donc très important
de donner une information précise et complète aux patients.
4.1.1 Corticostéroïdes topiques intra-nasaux.
Ils constituent le traitement de premier choix. Ils agissent favorablement sur les
symptômes non seulement nasaux, mais aussi oculaires et pharyngés.8
Leurs effets secondaires sont minimes. On peut observer une irritation nasale, parfois une
épistaxis et très rarement une perforation du septum nasal ou une élévation de la pression
intraoculaire. Il y a peu de risques d’effets systémiques et de suppression de l’axe corticosurrénalien.
CAVE : il est important de bien expliquer la technique d’utilisation aux patients,
afin d’obtenir une efficacité maximale. Le spray doit être dirigé vers l’extérieur en direction
des cornets et orienté horizontalement. Le patient penche légèrement la tête en avant et
inspire 1-2x légèrement après l’application du spray.
1er choix (biodisponibilité <1%) :
· Fuorate de fluticasone (Avamys®) : dose initiale 2 pulvérisations 1x/j ; dose d’entretien
1 pulvérisation 1x/j
· Fuorate de mometasone (Nasonex ®) : dose initiale 2 pulvérisations 1x/j ; dose
d’entretien 1 pulvérisation 1x/j
2e choix (biodisponibilité 10-49%) :
· Budesonide (Rhinocort®) 32/64^g : 2 nébulisations à 64 ^g 1x/j ou 1 nébulisation de
64 ^g 2xj ou 2 nébulisations de 32 ^g 2x/j
· Trimacinolone (Nasacort®) 55^g : dose initiale 2 inhalations 1x/j ; entretien 1
inhalation 1x/j
· Beclomethasone (Beconase® 50 ^g) : 2 inhalations 2x/j
4.1.2 Les anti-histaminiques (anti-H1) PO
Ils diminuent efficacement les symptômes allergiques, mais seuls les antihistaminiques non
sédatifs améliorent la qualité de vie, les performances au travail et lors des activités de la vie
quotidienne. Les antihistaminiques ont peu d’effet sur l’obstruction nasale, mais sont
efficaces sur la rhinorrhée, les éternuements, le prurit nasal et conjonctival.
HUG – DMCPRU – Service de médecine de premier recours Page | 7
1ère génération: à éviter vu les effets anti-cholinergiques et sédatifs prononcés
2ème génération: moins d’effets sédatifs
· loratadine: Claritine® et génériques cp 10 mg ; 1 cp 1x/j
· cetirizine: Zyrtec® et génériques cp 10 mg ; 1 cp 1-2x/j
· mizolastine: Mizollen® cp 10 mg; 1 cp 1x/j
· fexofenadine: Telfast® cp 120 ou 180mg; 1cp 1x/j
3ème génération: formes énantiomères des anti-H1 de 2ème génération. Ils ont moins
d’effets cardiotoxiques et sur le SNC
· desloratadine (métabolite de loratadine) : Aerius® cp 5mg ; 1 cp 1x/j
· levocetrizine (isomère de cétrizine): Xyzal® cp 5 mg; 1cp 1x/j
L’efficacité sur les symptômes allergiques est comparable entre les différentes classes tandis
que l’effet sédatif peut être plus ou moins prononcé selon la molécule utilisée et la sensibilité
individuelle. Les anti-H1 de la première génération ne devraient être prescrits que si un effet
sédatif est recherché (Atarax® pour adultes et Fenistil® pour enfants).
4.1.3 Antihistaminiques topiques
Ils ont un effet sur l’obstruction nasale et des effets anti-inflammatoires7
· Azelastine : Allergodil® spray nasal et collyre: 1 nébulisation 2x/j dans chaque narine ;
1 gtte 2x/j dans chaque oeil ou Otrivin rhume des foins® spray nasal : 2 nébulisations
1x/j
· Olopatadine: Opatanol® collyre : 1 gtte 2x/j
· Ketotifène : Zaditen® Ophta collyre 1 gtte 2x/j
4.1.4 Les stabilisateurs de la membrane mastocytaire topiques
Ces médicaments sont efficaces en prophylaxie mais n’ont pas d’effets sur les symptômes
déjà présents.9 Ces molécules préviennent la libération d’histamine des mastocytes et ont un
effet préventif sur les éternuements, la rhinorrhée et le prurit. Pour obtenir un effet
maximum, ils doivent être utilisés plusieurs fois par jour (3-5 fois/j). Ils sont plus efficaces
que le placebo mais moins efficaces que les anti- H1 ou les corticostéroïdes topiques en
intranasal. On les utilise le plus fréquemment chez les enfants chez qui on aimerait éviter les
stéroïdes. Exemple :
· nédocromil: Tilavist® collyre : 1gtte 2x/j
Certains anti-H1 topiques (par exemple le kétotifene et l’olopatadine (cf. ci-dessous)) ont
aussi un effet stabilisateur des mastocytes.
4.1.5 Les anti-leucotriènes PO
Le montélukast (Singulair®) est le représentant de cette famille le plus utilisé en Suisse qui
bloque les effets des leucotriènes. Ces médiateurs inflammatoires dérivés du métabolisme de
l’acide arachidonique sont produits en particulier par les mastocytes dans la phase plus
tardive de la réponse allergique. Dans la rhinite allergique, ils augmentent le recrutement des
éosinophiles et la production de NO au niveau de l’épithélium nasal. L’action des antileucotriènes
a comme effet une diminution des symptômes nasaux similaires aux antihistaminiques
non-sédatifs, avec une diminution modérée de la rhinorrhée, des éternuements
et du prurit.9 Le montélukast est un peu plus efficace que le placebo, a une efficacité similaire
aux anti-H1 et est moins efficace que les corticostéroïdes topiques. Il se prescrit à raison de 1
cp de 10 mg 1x/j. les antileucotriènes ne doivent pas être prescrits comme traitements de
première ligne. Ils sont indiqués chez les patients avec une intolérance aux anti-H1 et/ou aux
corticostéroïdes intranasaux, ainsi qu’en cas d’asthme et de polypose nasale.
4.1.6 Les extraits de pétasite
Les extraits de Petasites hybridus se sont avérés aussi efficaces que la cétirizine dans le
traitement de la rhinite allergique saisonnière. L’avantage est l’absence d’effets sédatifs. Les
préparations de pétasites sont commercialisées en Suisse sous deux marques : Pollivita® et
Tesalin®. Les inconvénients sont la nécessité de plusieurs prises quotidiennes et de rares cas
de toxicité hépatique.
4.1.7 Glucocorticoïdes PO
Au vu de leurs effets secondaires, ils peuvent être prescrits éventuellement pour une durée
limitée de quelques jours dans les formes sévères de rhinite allergique avec des
répercussions importantes sur le sommeil et le travail à une dose équivalente à 0,5-1
mg/kg/j de prednisone.
4.1.8 Les traitements suivants sont déconseillés:
· Les décongestionnants locaux (phenylephrine, oxymetazoline, xylometazoline et
naphazoline) et le bromure d’ipatropium (rhinovent®) ne sont pas recommandés dans le
traitement de la rhinite allergique.
· Les corticostéroïdes systémiques en injection dépôt.
4.2 L’immunothérapie spécifique (ITS)
L’immunothérapie spécifique ou désensibilisation permet d’induire une tolérance à un ou
plusieurs allergènes. Elle se fait traditionnellement par voie sous-cutanée ou plus récemment
aussi par voie sublinguale. La durée est habituellement de trois à quatre ans. L’indication à
l’ITS doit être posée par l’allergologue. Le médecin de premier recours peut prendre en
charge le traitement en fonction de ses connaissances sur la prise en charge du traitement, y
compris de ses effets secondaires. L’immunothérapie par voie sous-cutanée permet de
contrôler les symptômes chez plus de deux tiers des patients avec rhinite allergique et
prévient le développement d’un asthme bronchique et d’un élargissement du spectre des
allergies à d’autres allergènes. Les inconvénients du traitement sont les risques d’induire une
réaction allergique au produit administré, l’investissement en temps (les injections souscutanées
ont lieu 1x/semaine pendant 3 mois, puis 1x/mois pendant 3-4 ans) et le coût
relativement élevé. Les effets secondaires allergiques (rhinoconjonctivite, urticaire généralisé,
spasmes bronchiques, choc anaphylactique) sont relativement rares et apparaissent plutôt
pendant la phase ascendante du dosage. Généralement l’effet thérapeutique de l’ITS s’étend
sur une période de 7 à 10 ans. La désensibilisation marche d’autant mieux qu’elle est initiée
tôt après le début des symptômes. En cas de récidive des symptômes et si la réponse à une
première ITS a été bonne, il est possible de faire une 2ème désensibilisation avec très
probablement une bonne réponse une seconde fois. Les contre-indications sont les tumeurs
malines, les infections actives, les maladies auto-immunes, les cardiopathies sévères, les
syndromes obstructifs sévères, les eczémas atopiques étendus et une grossesse planifiée. Les
contre-indications relatives sont les enfants moins de 5 ans, les patients n’ayant pas une
bonne observance et les bêtabloquants.7
5 MESSAGES CLES
· L’anamnèse précise permet souvent de poser le diagnostic de rhinite allergique.
· La recherche d’IgE spécifiques aux aéroallergènes les plus courants par la méthode du
Phadiatop permet d’exclure une rhinite allergique si négative et anamnèse peu évocatrice.
· Penser à l’association avec l’asthme dans 25% des cas de rhinite allergique (anamnèse,
Peakflow)
· Traitement préconisé: corticostéroïdes topiques en intranasal dans tous les cas avec un
antihistaminique en réserve surtout en début de traitement et pendant les pics polliniques.
· L’observance thérapeutique est améliorée par des explications précises sur le traitement
(manière de l’administrer, efficacité sur les symptômes, prendre du temps pour expliquer
l’administration du traitement)


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